L’Erreur Fondamentale d’Attribution

L’erreur fondamentale d’attribution est notre tendance à attribuer les actions des autres à leur caractéristiques personnelles ou leur intention…
Un biais bien intéressant qui nous concerne tous !

L’Erreur Fondamentale d’Attribution (Version Audio)

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L’Erreur Fondamentale d’Attribution (Version Texte) :

 

Bonjour,

 

Aujourd’hui je veux vous parler d’un biais bien intéressant : l’erreur fondamentale d’attribution.

C’est-à-dire ma tendance à attribuer les actions des autres à leurs caractéristiques personnelles ou leur intention en sous-estimant les causes externes potentielles.

Et ensuite nous verrons que cela peut être différent quand il s’agit d’un succès ou d’un échec, et aussi quand il s’agit de ma propre personne…

Imaginez-vous un matin au bureau.
Dans le couloir, Untel ne vous a pas dit bonjour.
Ma machine à interprétation va se mettre en marche : quel impoli, ou bien il ne m’aime pas.
Or Untel était peut-être juste en retard à sa réunion et focalisé là-dessus.

L’erreur fondamentale d’attribution c’est ma propension à penser que cela vient de la personne et non de l’environnement ou de la situation.

 

Vous avez peut-être vu ma vidéo sur le locus de contrôle interne ou externe.

Et bien c’est un peu le même concept appliqué aux autres.

Et notre biais naturel est de privilégier des explications par des causes internes pour le comportement des autres.
Donc liés à leur intention, leur personnalité, leurs émotions, leurs compétences au détriment d’explications par rapport à des causes externes comme l’environnement ou la situation ponctuelle.

Ainsi j’ai tendance à rendre la personne responsable de conduite même si elle était fortuite ou mue par des circonstances externes.

 

D’où vient ce biais de l’erreur d’attribution fondamentale ?

On suppose différentes raisons :

  • La première raison est que c’est plus facile de prendre les informations sous notre nez.
    Et la personne en question est souvent dans notre champ de vision.
    En revanche aller chercher d’autres causes possibles demande un effort
  • Et puis nous avons un besoin de contrôle assez fondamental par rapport à notre vie.
    Et cela nous rassure d’avoir une explication même biaisée et parfois insatisfaisante plutôt que de penser que l’autre et donc nous potentiellement est le jouet des circonstances. Cela rejoint la notion de fatalité et toutes les cultures ont créé des mythes fabuleux pour expliquer le « hasard ».
  • On suppose aussi que pouvoir associer des caractéristiques à une personne nous rassure, cela la rend plus « prévisible » à nos yeux.
    Si je vois une action honnête, je préfère penser que la personne est honnête plutôt que c’était le fruit du hasard. Et pourtant je peux être honnête dans un domaine ou dans un environnement et malhonnête dans un autre, je peux mentir aux impôts et pas à mon conjoint, ou l’inverse 😊

 

Donc ce biais existe et cela a souvent des conséquences négatives.

Dans nos relations avec les autres puisque nous comprenons mal certains comportements.

Et comme notre esprit aime bien les choses claires, nous aurons tendance à interpréter, faire des suppositions sur les intentions de l’autre et à créer des généralités.

Si je pense que mon chef est colérique, je ne vais même plus essayer de comprendre ce qui peut le mettre en colère.
Et avec le temps, par exemple dans les relations de couple, cela donne des belles étiquettes qui évitent d’écouter l’autre ou d’essayer de comprendre son argumentation : toi le râleur de service… ou bien de toute façon tu te fatigues vite…

Et aussi mon a priori vis-à-vis d’une personne peut diffuser sur un groupe dont elle fait partie : les comptables, les hommes, les femmes… le tout renforcé par et renforçant les stéréotypes.

Autre exemple dans une entreprise, nous allons avoir tendance à attribuer des résultats de vente par exemple aux personnes en minimisant l’impact de l’environnement.
Quand tout va bien, c’est grâce aux personnes, magnifique et elles ne vont pas se battre pour dire que en fait elles ont eu de la chance.
Mais quand cela va moins bien, ce sera la faute des mêmes personnes même s’il y a eu des facteurs extérieurs qui expliquent cela.

 

En recrutement aussi, l’erreur fondamentale d’attribution est clairement présente.

Et amplifiée par nos autres biais, vous vous souvenez notamment du biais de confirmation : nous sélectionnons les informations qui confortent nos croyances déjà existantes.

Si je vois un candidat stressé, mal à l’aise, bafouillant un peu en entretien, je pourrais facilement en déduire qu’il ne sait pas gérer le stress, manque de confiance en lui et qu’il ne pourra pas faire un bon commercial.

Et peut-être que ce candidat n’a pas osé me dire qu’il vient de courir comme un fou depuis le métro suite à un incident sur la ligne…

 

Vis-à-vis de moi-même, c’est souvent plus subtil.

J’ai tendance à supposer que j’ai mérité mes succès et que mes échecs sont dus à des paramètres extérieurs. Cela me permet de sauver mon estime de moi-même…

Par exemple, la plupart des gens vous disent qu’ils ne sont pas sensibles par la publicité. Et s’ils achètent un produit suite à une publicité, ils vont rationnaliser et justifier leur achat par un « vrai » besoin. Donc je surestime mon autonomie et mon libre arbitre et je sous-estime la pression de l’entourage, la pub, l’autorité de certaines personnes autour de moi…

Mais pour les autres, je suis sans doute plus critique et si mon voisin ou mon conjoint achète le dernier gadget, je pourrais penser qu’il est consumériste, faible, et qu’il ne sait pas résister à la pub…

 

Enfin cela dépend aussi du résultat :

Surtout si vous n’aimez pas beaucoup un certain collègue, vous pourriez avoir tendance à supposer qu’il a eu un coup de pouce ou de la chance dans ses bons résultats…

Oh bien sûr ce n’est pas de la mauvaise foi.

 

Et cela s’étend au collectif, avec le concept d’erreur ultime d’attribution parfois appelé biais d’ethnocentrisme.

Quand un groupe va systématiquement favoriser les causes qui le valorisent pour ses propres résultats, et favoriser les causes qui dévalorisent un groupe externe.

Si l’équipe de soccer de mon fils gagne, cela montre bien qu’ils sont bons. Et si par malheur ils perdent, les autres ont sans doute eu de la chance 😊.
Cela parait un peu puéril mais il suffit d’entendre les commentaires des parents dans certaines tribunes pour comprendre que cela peut devenir vite assez agressif.

Et si vous rajoutez des conflits passés entre les 2 groupes, des préjugés, des différences fortes, cela peut conduire à de la vraie violence voire des guerres.

 

J’espère que cette vidéo vous aura intéressé pour mieux vous comprendre et mieux comprendre les personnes qui vous entourent.

Si vous vous rendez compte que vous succombez facilement à l’erreur fondamentale d’attribution, un coach professionnel peut vous aider !

 

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A bientôt !

Guillemette Moreau, Coach de Dirigeants et Coach de Carrière.

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