Les ÉMOTIONS dans la PRISE de DÉCISION
Les émotions sont certes indispensables à la prise de décision.
Mais si vous êtes débordé par vos émotions, vous risquez de prendre des décisions trop vite et de manière irrationnelle…
Comment prenez-vous vos décisions ?
Comment sont prises les décisions dans votre organisation ?
Les ÉMOTIONS dans la PRISE de DÉCISION (Version Audio)
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Les ÉMOTIONS dans la PRISE de DÉCISION (Version Texte) :
Bonjour,
Est-ce que cela vous est déjà arrivé de regretter une décision prise sous le coup de la colère, d’une déception ou d’une grande tristesse… ?
Ou dans l’euphorie d’une soirée animée… ou arrosée ?
Ou de la peur ? Avec dans le cas de la peur, le risque au contraire d’être tétanisé et de ne rien faire.
Ou aussi dans un groupe de vous laisser contaminer par l’anxiété ou l’euphorie générale ?
Je fais aujourd’hui suite à mes vidéos précédentes sur la prise de décision avec maintenant l’impact des émotions sur nos décisions.
Et comment pouvons-nous éviter de prendre des décisions irrationnelles sous le coup de nos émotions.
La prise de décision est centrale dans nos vies.
Notamment dans certains métiers : si vous êtes docteur, infirmière, juge… vous passez vos journées à prendre des décisions à fort impact sur les gens autour de vous.
Dans les organisations, plus vous montez en hiérarchie, plus votre rôle est un rôle de prise de décision par rapport au travail effectué par d’autres.
Et bien sûr dans notre vie quotidienne pour nos choix de vie, nos achats ou nos investissements.
Pendant longtemps, et notamment au pays de Descartes, nous avons valorisé une vision de la décision « à froid », fondée sur la logique, l’analyse de données, la modélisation de scénarios.
Cette posture rationnelle rassure : elle semble protéger du risque, de l’impulsivité, de la subjectivité.
Mais la prise de décision purement rationnelle est un mythe.
Les émotions sont nécessaires dans toute prise de décision.
Les travaux en neurosciences, notamment ceux d’Antonio Damasio, ont démontré que les émotions ne sont pas des ennemies de la raison, mais des alliées incontournables dans les processus décisionnels.
Un des points de départ de la recherche sur ce sujet était le cas d’accidentés dont une partie du cerveau – celle responsable des émotions – était détruite. Ces personnes étaient capables de rester de marbre dans tout situation mais incapables de choisir ce qu’elles voulaient manger sur un menu : tout leur était égal.
Et c’est ainsi qu’on a découvert que sans émotions, il n’y a pas de prise de décision.
En revanche, si vous êtes débordé par vos émotions, vous risquez de prendre des décisions trop vite et de manière irrationnelle.
On appelle cela parfois la prise d’otage par votre amygdale.
L’amygdale – celle du cerveau, pas celles de la gorge – c’est notre pilote de survie. Et quand elle est sous grand stress, en situation d’urgence, elle prend les commandes et pare au plus pressé, et pas forcément de manière subtile.
Au milieu de ces 2 extrêmes :
- plus d’émotions du tout et plus de décision
- trop d’émotions et irrationnalité
Il y a la vie quotidienne et une zone grise plus ou moins rationnelle.
Nous prenons parfois des décisions illogiques.
Pour les décisions routinières, on ne réfléchit plus vraiment et c’est notre corps, en fait nos émotions, qui décide en fonction de notre expérience.
Et cela marche plutôt bien tant qu’il n’y a pas de situation trop nouvelle.
Quand les émotions deviennent plus intenses, les biais cognitifs et décisionnels augmentent, avec notamment :
- Le biais de confirmation : je sélectionne les informations qui confirment mon ressenti initial.
- Le biais d’ancrage, on va y revenir.
- L’escalade d’engagement : je persiste dans une mauvaise décision pour ne pas « perdre la face », par peur ou fierté…
Et nous devenons de moins en moins logiques.
Le cerveau peut même devenir clairement irrationnel sans raison, comme dans le cas des phobies :
Il y a distorsion entre la réalité et les conséquences imaginées de l’événement ou parfois au sujet de sa probabilité.
La peur de l’avion chez certaines personnes est assez impressionnante : et même si elles savent rationnellement que le risque d’accident en avion est extrêmement faible – bien inférieur à celui qu’en conduisant en voiture – les images mentales catastrophiques créent des émotions bien réelles et paralysantes.
L’impact des marqueurs somatiques et des ancrages du passé
Parfois aussi, même dans notre vie quotidienne et pour des décisions sans grand enjeu, nous prenons des décisions incongrues ou illogiques qui nous surprennent nous-mêmes.
Antonio Damasio, l’auteur de l’Erreur de Descartes a émis l’hypothèse des « marqueurs somatiques » pour expliquer comment cela fonctionne : les événements passés laisseraient une trace émotionnelle chez nous, et pas seulement les traumatismes.
C’est un peu la notion d’ancrage que la PNL utilise de manière positive dans de nombreuses techniques, notamment pour booster les ressources de quelqu’un.
Prenons un exemple simple : si vous avez eu un accident de voiture par temps de neige, vous allez peut-être hésiter à prendre le volant dans de mauvaises conditions climatiques. Là vous êtes relativement conscient de l’ancrage lié au passé.
Mais dans certains cas, les événements ont été oubliés.
Ou bien il y a association d’une émotion à un stimulus sans qu’il y ait de lien de causalité.
Par exemple, j’ai été malade et cela commencé après un repas où j’ai mangé un certain aliment totalement inoffensif. Le repas et cet aliment ne sont pas responsables du fait que j’ai été malade, mais mon corps va assimiler les 2 événements et je suis dégoutée à vie de l’aliment en question !
L’impact de notre état émotionnel du moment sur nos décisions :
Là je viens de parler de l’impact d’émotions plutôt intenses – la peur, la colère… sur la prise de décision, et c’est assez flagrant pour les personnes en question, et assez bien documenté scientifiquement.
Mais notre état émotionnel du moment influe aussi sur nos décisions.
Là c’est plus subtil – parfois on parle juste de notre « humeur ».
- Par exemple si vous êtes triste, vous allez être plus concentré dans votre travail, mais aussi plus sensible aux ancrages émotionnels et au passé.
- Si vous êtes irrité, énervé, vous allez avoir plus tendance à rejeter les idées des autres et à prendre plus de risques dans vos décisions, contrairement à ce qui se passe sous l’effet de la peur.
- Quand vous êtes joyeux, vous êtes plus optimiste, plus créatif mais aussi plus sensible aux stéréotypes et prêt à accepter plus facilement les idées des autres. C’est une des raisons sans doute pour lesquelles on met de la musique entrainante dans les magasins. Je n’ai jamais entendu le Requiem de Mozart en faisant mes courses…
Dans un groupe, il faut prendre en compte en plus que les émotions circulent et que nous nous contaminons.
Une ambiance de peur va freiner l’initiative ou à l’inverse un sentiment d’euphorie peut se propager et pousser à la surconfiance.
Donc je résume :
- On a besoin de nos émotions pour décider mais quand cela déborde, on peut faire un peu n’importe quoi,
- Nous sommes influencés dans nos décisions par nos expériences passées, et en général sans en être conscient,
- Et notre humeur, notre état émotionnel du moment, individuel et collectif, a aussi une influence sur nos prises de décision.
Comment éviter de prendre des décisions irrationnelles sous le coup des émotions ?
- Alors maintenant, on fait quoi ?
Comment éviter de prendre des décisions irrationnelles sous le coup des émotions ?
Sur le 1er point pour éviter les débordements émotionnels :
Lorsqu’une émotion forte est présente, il s’agit de prendre du recul pour éviter de réagir dans l’instant.
Prenez un temps de décantation pour laisser l’émotion se stabiliser : une pause, une activité corporelle ou un échange extérieur – avec votre coach par exemple – vous aideront à avoir une lecture plus équilibrée de la situation.Et à plus long terme, une bonne hygiène de vie vous aidera à éviter les pétages de plombs 😊.
Cela rejoint la gestion du stress : bien dormir, se reposer, faire des pauses régulières, manger, méditer…Et pour les décisions importantes, n’oubliez pas le vieil adage « la nuit porte conseil », un moyen simple de prendre du recul…
Sur le 2ème point par rapport à nos ancrages émotionnels :
C’est plus difficile car il s’agit de comprendre et d’anticiper les influences plus inconscientes.
On peut le faire en développant la connaissance de soi et de ses marqueurs émotionnels, donc en développant notre intelligence émotionnelle par l’observation, l’introspection…Si vous avez des ancrages qui vous dérangent, vous pouvez aussi en parler à un coach PNL…
Enfin en ce qui concerne l’impact de l’humeur sur nos prises de décision :
Là aussi bien se connaitre et être attentif à son état émotionnel va permettre d’anticiper les influences émotionnelles non désirées.
Notamment si vous êtes dépensier ou dépensière, vous apprendrez à mettre vos écouteurs en entrant dans un centre commercial et vous trouverez d’ailleurs une musique bien déprimante 😊
Alors, prêt à écouter, à comprendre, à intégrer vos émotions dans vos prises de décision ?
En développant votre intelligence émotionnelle décisionnelle, vous ne deviendrez pas plus « émotif », mais plus efficace, plus aligné, plus inspirant aussi.
De toute façon, dans un monde incertain et volatile, c’est une nécessité…
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A bientôt !
Guillemette Moreau, Coach de Dirigeants et Coach de Carrière.
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