Comment anticiper les BIAIS DECISIONNELS

Nos biais décisionnels, c’est notre part d’illogisme dans nos décisions.

Voici une sélection des biais décisionnels individuels ou collectifs et des pistes pour les anticiper et mieux les gérer…

Comment prenez-vous vos décisions ?
Comment sont prises les décisions dans votre organisation ?

Comment anticiper les BIAIS DECISIONNELS (Version Audio)

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Comment anticiper les BIAIS DECISIONNELS (Version Texte) :

Aujourd’hui, je continue sur un de mes sujets favoris : la prise de décision.

Dans une vidéo précédente, j’ai parlé des biais cognitifs c’est-à-dire de nos filtres au niveau de l’information sur laquelle nous croyons prendre nos décisions de manière rationnelle.

Maintenant j’aimerais parler de nos biais décisionnels, c’est-à-dire de notre part d’illogisme dans nos décisions.

 

Nous ne sommes pas toujours logiques dans nos décisions

Je suis sûre que vous vous êtes déjà demandé pourquoi vous avez fait tel achat non prévu, peut-être juste parce qu’il était en promotion.
Ou en tant que membre d’une équipe de projet, vous avez pris collectivement une décision alors que beaucoup n’étaient pas vraiment convaincus…

La prise de décision est un sujet fondamental pour les dirigeants en organisations, c’est un sujet typique de coaching, et je fais aussi régulièrement des ateliers, des formations sur le sujet.
Mais c’est aussi un sujet important pour chacun de nous, quand il s’agit de choisir une nouvelle voiture ou le lieu des prochaines vacances familiales.

Il y a des livres entiers écrits sur le sujet des biais décisionnels et voici quelques biais individuels et collectifs – qui me semblent fondamentaux.

C’est déjà utile d’en être conscient même si – et c’est le principe des biais – cela ne nous empêche pas forcément de tomber dans les pièges.
Mais nous verrons ensuite quelques règles simples pour en éviter certains…

Le risque de la décision solitaire

Nous avions déjà vu dans ma vidéo sur les biais cognitifs un biais majeur : le biais de confirmation qui nous pousse à rechercher, interpréter et même à mémoriser les informations qui confirment nos croyances préexistantes.

Et puis de toute façon, nous ne pouvons pas avoir toute l’information sur notre sujet.

C’est-à-dire que nous arrivons au moment de la décision avec une vision partielle de la réalité.

Et si nous n’avons pas l’humilité ou le temps d’aller chercher des informations contradictoires, des avis divergents, nous allons seul sur notre chemin et parfois droit dans le mur.

C’est pourquoi une des 1ères règles dans la prise de décision est de ne jamais les prendre seul.

Et quand je dis seul, cela inclue aussi les groupes où personne ne dit rien devant le grand chef.

Le risque de la décision sous stress

Pendant que j’y suis, 2ème règle fondamentale : éviter les décisions sous stress.

Sous stress par pression de temps.

Sous stress émotionnel, après avoir reçu une super bonne nouvelle ou au contraire une mauvaise.

Mais aussi sous stress physiologique si vous avez faim, que vous êtes fatigué.
On l’oublie souvent mais notre glycémie ou notre niveau de fatigue vont favoriser ou limiter les biais cognitifs.

Une prise de décision consomme de l’énergie.
Plus notre cerveau est fatigué, plus il se met en pilote automatique et les réflexes primaires vont favoriser les idées préconçues et les solutions déjà connues.
Plus nous sommes stressées ou anxieux, plus nous risquons de prendre des décisions aberrantes.
Nos cerveaux rationnel et émotionnel se mettent alors en veilleuse pour se focaliser sur la survie et le court terme, et les biais sont démultipliés.

Pour contrer cela, il faut augmenter notre attention, notre vigilance, et cela consomme de l’énergie.
Donc avant de prendre des décisions importantes, faites une pause, mangez quelque chose, méditez.
Et évitez le shopping en fin de journée ou les gros investissements après une semaine stressante.

 

Maintenant j’en viens aux biais décisionnels individuels, et nous verrons ensuite quelques biais décisionnels collectifs.

L’effet d’ancrage et le biais de disponibilité

L’information que nous avons à disposition va bien sûr influencer fortement notre prise de décision.

Là aussi c’est lié à des biais cognitifs bien connus :

  • L’effet d’ancrage est la tendance à se fier excessivement à la première information reçue lors d’une décision.
  • Le biais de disponibilité nous fait accorder plus d’importance aux informations facilement accessibles, souvent récentes ou marquantes.

C’est pourquoi la logique entonnoir – je pars des informations que je reçois pour prendre ma décision – et qui semble évidente est dangereuse.

C’est un des points les plus contre-intuitifs quand j’accompagne des clients dans leurs processus décisionnels.

Idéalement il faudrait définir d’abord les critères décisionnels avant d’aller collecter l’information

Ce qui n’est pas faisable en pratique puisque c’est l’information disponible qui en général a soulevé le problème. Mais c’est un point vraiment intéressant à challenger dans les modes de décision en organisation.

L’aversion au risque et l’excès de confiance

Ensuite bien se connaitre est vraiment utile.

Êtes-vous plutôt du genre vide à moitié plein ou à moitié vide ?

Plutôt averse au risque ou bien vous aimez l’adrénaline de la prise de risque ?

Plutôt optimiste ou pessimiste ?

Et cela dépend des sujets, de notre expérience de vie, bref nous devrions devenir plus matures par rapport à nous-mêmes pour éviter nos propres pièges.

L’aversion au risque :

Nous sommes en général programmés pour être plutôt « conservateurs » dans nos prises de décision et allons spontanément favoriser les solutions prudentes ou le statu quo, les options simples ou que nous connaissons. Ou celles qui sont soutenues par le groupe dont nous faisons partie, car sinon nous risquerions d’être exclus.

L’aversion à la perte et l’escalade de l’engagement :

C’est un classique dans les investissements en bourse : j’ai du mal à accepter de sortir d’une position négative car cela veut dire faire une croix réelle sur une somme d’argent investie.

Mais c’est valable aussi dans notre rapport au temps ou dans les relations humaines : j’ai déjà investi tellement de temps et d’énergie dans cette relation amoureuse, ou dans ce travail, que je n’arrive pas à partir. Même s’il n’y a aucun espoir que cela s’améliore.

Le biais d’excès de confiance :

Et en parallèle nous souffrons souvent de ce que l’on appelle le biais d’excès de confiance, c’est-à-dire que nous surestimons nos connaissances ou nos capacités à prédire l’avenir.

Et ce qui ironique, c’est que moins nous en savons, plus nous sommes sûrs de nous, c’est l’effet Dunning-Kruger, j’ai fait une vidéo sur le sujet si cela vous intéresse…

Le court terme a plus de valeur que le long terme

Enfin nous préférons les satisfactions rapides.

Ou comme le dit le dicton : « 1 tiens vaut mieux que 2 tu l’auras »

C’est un biais important notamment dans les affaires : une option à court terme a plus de valeur qu’une option à long terme.

Cela a fait l’objet de nombreuses études et l’humain préfère en général 50$ aujourd’hui plutôt que 100$ dans 6 mois.

Et c’est ainsi que nous regardons nos réseaux sociaux plutôt que de préparer notre déclaration d’impôts à rendre dans un mois 😊

Ou que nous continuons à prendre notre voiture sans penser aux conséquences de notre émission de CO2.

 

Les biais décisionnels les plus dangereux au niveau collectif :

Maintenant passons à la prise de décision collective.

On va donc mettre ensemble des individus déjà biaisés, ajouter les influences mutuelles et espérer obtenir une décision rationnelle 😊

Nous sommes des animaux sociaux, en général nous évitons le conflit et notamment dans l’environnement professionnel vous rajoutez des hiérarchies ou des jeux d’influence.

Quand je fais des ateliers sur les processus décisionnels, c’est là où les prises de conscience sont les plus importantes avec finalement des outils assez simples pour s’améliorer.

Lutter contre la pensée de groupe :

Cela se produit lorsqu’un groupe cherche à éviter les conflits et à maintenir une harmonie, au détriment d’une réflexion critique.

Surtout s’il y a des forts tempéraments et aussi lorsque le groupe est important, il y a une sorte d’inertie naturelle : si je prends une position face à 2 personnes ou 10, la pression est différente.

C’est là où le fait de créer un environnement de sécurité psychologique où chacun peut s’exprimer, exprimer ses doutes est très important.
Et la technique de désigner officiellement un « avocat du diable » ou une équipe « avocate du diable » va aider à soulever les points délicats ou les angles morts.

Limiter le biais d’autorité :

Cela peut venir bien sûr des positions hiérarchiques mais aussi de l’expertise réelle ou affichée, l’ancienneté. Là aussi la culture d’entreprise va avoir une influence.

Et il y a aussi des règles très simples comme favoriser la réflexion individuelle, chacun écrit son point pour éviter de se faire influencer puis chacun s’exprime en commençant par les plus juniors.

 

Vous souhaitez améliorer la prise de décision dans votre organisation ?

Maintenant vient la grande question : est-ce que le fait de connaitre ces biais va améliorer vraiment ma ou notre prise de décision au quotidien ?

Oui et Non…

Tant que cela reste au niveau théorique c’est intéressant intellectuellement mais les mauvaises habitudes restent fortes.

Il s’agit de changer des comportements individuels et collectifs et cela ne se fait pas juste avec cette vidéo.

Si vous souhaitez organiser des ateliers dans votre organisation pour travailler sur vos processus décisionnels et les rendre plus efficaces, contactez moi…

 

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A bientôt !

Guillemette Moreau, Coach de Dirigeants et Coach de Carrière.

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